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Un homme de cœur, homme d’action
20 avril 2012

Il y a quelques semaines, les Voltigeurs de Drummondville avaient surpris tout le monde en battant en finale des séries éliminatoires l’équipe classée numéro 1 au Québec, les Harfangs du Triolet de Sherbrooke. L’équipe confirmait ainsi sa présence à la Coupe Dodge dans la catégorie Bantam AA.

 

Pour l’assistant-entraîneur de 25 ans, Pierre Bergeron, cette victoire est le fruit de leur travail. «On a fait notre possible tout au long de la saison. On se voyait là et maintenant on y est. C’est un conte de fée !» avoue-t-il comblé. Après une telle surprise, il ne fallait toutefois pas prendre la victoire pour acquise. «La dernière «game» de l’année est la plus importante à gagner. C’est maintenant derrière nous et il ne faut pas s’en satisfaire, il faut continuer,» ajoute Pierre.

 

L’ancien joueur des Remparts de Québec a rapidement tissé un lien de confiance avec les jeunes qui ont été très réceptifs tout au long de la saison. «Avec mon background junior, je comprends ce qu’ils vivent autant sur la glace que dans leur tête. » Une proximité s’est installée. «Le psychologique est très important pour moi. Je suis proche d’eux. Ils m’écoutent et le message passe encore mieux,» confie le Drummondvillois.

 

Selon Pierre, un bon coach doit être capable de s’ajuster aux équipes adverses, mais aussi à ses joueurs. «Il y a 17 individus à gérer. Il n’y en a pas un de pareil. Il faut savoir comment aller chercher le meilleur de chacun,» mentionne-t-il.

 

Pour lui, la clé du succès repose dans la diversité de l’entraînement. «Il ne faut pas envoyer un jeune de 15 ans sur la glace à tous les jours. Il ne faut pas trop le bourrer, il faut les faire progresser. Glace, gym, yoga, haltérophilie… Il faut éviter qu’ils aient le temps de s’ennuyer et de se tanner,» admet l’assistant entraîneur.

 

Pierre Bergeron en est à sa première saison derrière le banc. «Coacher c’est ce que je veux faire. Je devais trouver un moyen de commencer et l’entraîneur, David Lizotte, m’a donné ma chance. Ce n’est que le début,» admet-il.

 

Par Justine St-Pierre





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