accueil plan du site nous écrire
Actualités>>Communiqués
Superstitions : mythes ou réalité ?
20 avril 2012

 

Les tournois de hockey font souvent état de plusieurs traditions ou superstitions chez les joueurs ou chez les entraîneurs. Qu'elles soient personnelles ou collectives, ses pratiques sont chérient par ses pratiquants qui leurs accordent une attention méticuleuse.

 

 

Et ces traditions ne sont pas que l'affaire des jeunes du hockey mineur. Beaucoup de professionnels respectaient eux aussi à la lettre des habitudes qui, selon eux, leur portaient chance. Souvenez-vous de ''Casseau'' (ou Patrick Roy si vous préférez) qui entretenait une relation plus que particulière avec ses poteaux. Guy Carbonneau qui n'utilisait que du ruban à gomer blanc et Chris Chelios qui était toujours le dernier à enfiler son uniforme des Blackhawks dans ses années à Chicago font aussi partie des superstitieux.

 

S'ils sont différents d'un athlète à l'autre, ces rituels commencent souvent dès le jeune âge de l'athlète lors d'un tournoi régional ou d'une finale de saison régulière. Et la Coupe Dodge 2012 ne fait pas exception. J'ai pu le voir de mes yeux aujourd'hui au Complexe Guimond de Laval tout juste avant le match opposant les Olympiques de l'Outaouais aux Éperviers du Richelieu dans la catégorie Bantam AA. Tout me semblait bien normal jusqu'à ce que tous les joueurs des Olympiques d'Outaouais décident d'enlever leur casque à la fin du réchauffement. Dans un élan d'esprit d'équipe, ceux-ci dévoilaient alors collectivement une chevelure teinte en blond. Plusieurs d'entre eux arboraient même le fameux mohawk blond. «Mais pourquoi ce changement drastique ?», ai-je demandé aux joueurs.

 

«Pour le thrill et pour l'expérience du tournoi! Parce qu'on veut être une équipe unie !», se sont-ils empressés de me répondre au terme de leur victoire de 5-1 face aux Éperviers du Richelieu.

 

Certains joueurs des Olympiques m'ont même fait part de leurs rituels personnels. Jean-Christophe Huard (#44) soutient que lorsqu'il gagne un match, il est important pour lui de recréer le même contexte que lors de cette dernière victoire. Il doit donc s'habiller de la même façon que le match précédent et répéter les mêmes étapes lors de l'avant-match. Chemise, cravate, bas et caleçons doivent donc être lavés avant le match suivant ! Tout comme pour Guy Carbonneau, Jean-Christophe prête une attention particulière à son ruban à gomer. Si la combinaison est gagnante, il doit l'appliquer de la même façon en ne jurant que par du ruban transparent. Les coéquipiers du #44 sont même solidaires avec lui en lui rappelant avant chaque match de bien répéter ses rites personnels.

 

Nicolas Patry-Gingras (#66), lui, garde ses superstitions pour l'entraînement que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de l'aréna. Quand il fait son jogging à l'extérieur, il répète ainsi les mêmes mouvements en gardant les mêmes trajets. Et qu'est-ce que de telles superstitions peuvent leur amener au juste ?

 

«C'est important parce que ça nous met positif. Si on a gagné en faisant ça, on se dit qu'on va continuer ! Ça nous met en confiance en fait !»

 

Et qu'arrive-t-il lorsque les superstitions ne sont pas synonymes de victoires ? «Ce n'est pas arrivé souvent cette année qu'on perde avec nos superstitions, mais quand ca ne fonctionne pas, on recommence d'une autre façon et ça marche !», dit Nicolas avec le sourire.

 

Frédéric Emond





PARTENAIRES